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Chauffage pour van aménagé : quelles solutions ? Quel coût ?

Envisager de voyager, sous nos latitudes, dans un van aménagé peut être une perspective exaltante. Cependant, cela suppose un aménagement spécifique du véhicule, notamment en matière de chauffage lors des périodes de stationnement, pendant lesquelles le conditionnement d’air du bord est inopérant. Que l’option chauffage devienne indispensable, en dehors de la période estivale est une évidence pour la plupart d’entre nous, mais le meilleur choix, parmi les différentes possibilités présentes sur le marché reste quelquefois difficile. Il sera fatalement la résultante d’un compromis, tenant compte des capacités d’adaptation aux variations de température de chacun des occupants (âge, éventuelles pathologies…), de la durée prévisible des séjours, de votre programme d’utilisation, de son évolution prévisible dans le temps, ainsi que de vos habitudes de vie.

En effet, si vos escapades se bornent à quelques week-ends en mi-saison en campagne ou au bord de la mer, si vous envisagez un périple de quelques mois dans les régions nordiques ou si vous êtes fervent adepte de séjours près des pentes neigeuses, le maintient d’une atmosphère intérieure chaleureuse et confortable ne prend, ni la même importance, ni la même forme. Souvenez-vous, en outre, que la pertinence, les performances du matériel et les services rendus, seront en grande partie conditionnés par le soin apporté à l’isolation thermique du véhicule et le contrôle de l’humidité ambiante, facteurs totalement indépendants du type de chauffage choisi.

Isolation thermique : un passage obligé !

L’efficacité du meilleur des dispositifs de chauffage sera immanquablement conditionnée par les performances de l’isolation thermique appliquée lors de l’aménagement du van, à commencer par le traitement systématique des ponts thermiques. Pour autant, parlant d’un véhicule automobile, par définition soumis à des contraintes de fabrication particulières (matériaux à haute conduction thermique, grandes surfaces vitrées à simple paroi, espace confiné, etc.), il n’est pas question d’espérer une isolation comparable à celle d’une habitation traditionnelle. Les vanlifers doivent donc s’accommoder d’un confort plus spartiate, bien que largement amélioré ces dernières années, par l’avènement de matériaux nouveaux, plus efficaces et mieux adaptés au légitime souci de qualité de l’air respiré, de préservation de l’environnement et de réduction des gaz à effet de serre influant sur les conditions climatiques.

À ces égards, les solutions à base de liège projeté, complétant le traitement des grandes surfaces planes ou légèrement curvilignes par des plaques composées à partir du même matériau expansé, semblent constituer, à ce jour, l’une des solutions écologiques de pointe. Certes, la tentation est grande, pour les aménageurs amateurs, de zapper cette formalité ! Il faut le crier, haut et fort, cette économie de travail de temps et d’investissement, sera payée au centuple, en inconfort et en insalubrité, pendant toute la durée de vie du bien, y compris s’il n’est destiné qu’à des utilisations sporadiques en saisons estivales.

En quoi est-il important de réguler le taux d’humidité ambiante ?

Dès que vous l’occupez en stationnaire, votre van n’est plus un véhicule, pour devenir un lieu de vie, comparable à n’importe quelle habitation. Idéalement, le degré de saturation de l’atmosphère ambiante en vapeur d’eau, d’un logement sain, doit se situer entre 40 et 60 %. On parle, aussi, d’humidité relative, mesurable facilement à l’aide d’un petit appareil peu onéreux (hygromètre), accroché sur une paroi intérieure. C’est, entre autres fonctions, cet équipement qui sert aux météorologues, à différencier la température ambiante réelle et celle ressentie par le corps humain. Trop sec, l’air qui nous entoure, est malsain pour les muqueuses, les voies respiratoires, et même la peau. C’est un aspect médical important, impactant directement la santé des occupants. Trop humide, il enclenche le processus de condensation susceptible de dégrader très rapidement certaines parois froides de l’habitacle, favorise la formation de moisissures et modifie sensiblement les performances de certains isolants. Quelle qu’en soit la raison, le déséquilibre hygrométrique de l’air est une source permanente d’inconfort thermique. En effet, la sensation de chaleur est largement conditionnée par la concentration de vapeur d’eau dans l’air.

Pour une température fixe donnée (22 °C, par exemple), la sensation ressentie par le corps peut varier du bien-être total à un inconfort accablant. En cause, la faculté physique à moins bien dissiper la transpiration dans l’air humide. Les sensations de froid, sont quant à elles exacerbées par les effets de couches provoqués par la convection de l’air. Les zones les plus froides des différentes strates verticales de température ou les effets de parois, influencent largement le ressenti global perçu par la régulation thermique humaine. Un air à 18 °C au niveau du sol s’élevant à 22 °C au niveau du torse, peut provoquer des frissons, alors que 20 °C verticalement stables, laissent une sensation de bien-être total. Ces interprétations sensorielles sont exacerbées par la concentration ambiante en vapeur d’eau provenant de sources aussi différentes que la respiration et la transpiration des occupants (±100 à 200 g d’eau/h), les vapeurs de cuisine, de sanitaires, de vaisselle, de lavage du linge, etc. La seule façon de contrôler l’humidité ambiante, consiste à ventiler efficacement et de façon permanente l’habitacle, y compris en saison froide. Utiliser un humidificateur s’avère un bonus intéressant, mais ne constitue pas un moyen de prévention suffisant. Sachez enfin, qu’à degré égal, chauffer une atmosphère humide réclame davantage de calories que chauffer le même volume sec. Loin d’être un détail, cette particularité peut devenir affaire de ressource, dans un espace aussi restreint que celui d’un van.

Qualités requises pour un bon chauffage de van

Le nombre de systèmes de chauffage compatibles avec une homologation VASP, est relativement restreint. Certains expédients sont anecdotiques, bucoliques, insignifiants, voire un peu décalés, à l’image de la façon très scientifique de se chauffer « à la bougie », tout en s’éclairant, méthode très sérieusement prônée par certains (et même commercialisée), mais d’une efficacité toute relative. Après tout, nos anciens utilisaient bien la chaleur animale pour chauffer leur lieu de vie, nous fait-on remarquer ! Certes, mais c’était avant la naissance du cheval-vapeur. D’autres, présentent un intérêt certain, comme le chauffage au bois, mais, à l’heure où l’on publie ces lignes, leur installation sur un van est légalement mal définie. Nous évoquerons brièvement ce moyen de chauffage, en grâce dans d’autres pays. Quoi qu’il en soit, pour un van, un bon dispositif de chauffage se doit d’être à la fois :

  • compact et peu encombrant, compte tenu de l’espace réduit disponible ;
  • à très haut rendement thermique, pour minimiser autant que possible la réserve de combustible ;
  • silencieux, pour garantir la quiétude des nuits de sommeil ;
  • sécurisé, pour prévenir les dangers potentiels auxquels sont soumis les usagers et le matériel ;
  • compatible avec la réglementation en cours dans le pays d’origine et les contrées traversées ;
  • financièrement acceptable, tant en investissement qu’en exploitation ;

Nous pourrions ajouter que le chauffage idéal pour le van, doit être le plus universel possible, pour répondre à la diversité des situations rencontrées par le voyageur (source de courant limitée, approvisionnement facile en comburant, atmosphère à faible oxygénation…) et d’un fonctionnement automatisé pour être le plus transparent possible.

Les chauffages d’appoint

Le chauffage d’appoint le plus populaire, celui venant immédiatement à l’esprit, est le radiateur électrique portable, soufflant ou non. Bon marché, peu encombrant et léger, il se transporte facilement d’un point à un autre et offre instantanément, une puissance de chauffe largement suffisante pour le volume d’un van (jusqu’à 2 000 watts), quelle qu’en soit sa taille. La plupart d’entre eux offre la possibilité de moduler, au choix, la puissance délivrée (500 + 1 000 W / 500 + 1 000 + 1 500 w / 1  000 + 1 500 + 2 000 W…). Le rendement thermique est plutôt bon pour un chauffage basique (1 kW consommé = 1 kW restitué). Muni d’un thermostat d’ambiance,  Il fonctionne de façon totalement automatique, régulant la température au degré (voire au dixième de degré) près et comporte la plupart du temps un dispositif de coupure en cas de basculement intempestif. Son principal défaut (mais de taille), réside dans la nécessité d’être relié au réseau électrique urbain 220 V. Cette restriction, limite son utilisation aux stationnements pourvus d’une telle alimentation, excluant, toute possibilité d’étapes sauvages ou organisées n’en disposant pas.

Les chauffages d’appoint 12 V ou l’utilisation de convertisseurs de tension, très énergivores nécessitent des capacités d’accumulation (ampérage) hors de portée des batteries de vans traditionnels. Restent les chauffages d’appoint de camping, fonctionnant au gaz. Tout aussi puissants et mobiles que leurs homologues électriques, ils ont le triple inconvénient de dégager dans l’atmosphère ambiante, leurs résidus de combustion (essentiellement, des gaz toxiques, y compris pour les systèmes à catalyse), de la vapeur d’eau et d’exposer l’environnement immédiat aux dangers d’une flamme directe. Ce type de calorifère, originellement conçu pour l’utilisation sous les toiles de tentes à l’étanchéité sans commune mesure avec celle d’un van, doit être formellement prohibé de nos véhicules. Pour les mêmes raisons, ces restrictions s’imposent à tous les chauffages nomades, quel que soit le combustible (brasero, kérosène, pétrole lampant, alcool ou autres), non pourvus de conduit d’évacuation des gaz brûlés. Pour un chauffage d’appoint, le prix de la fourniture peut varier entre 30 € pour un radiateur électrique portable basique et plus de 300 € pour un appareil spécialisé.

Les radiateurs et convecteurs électriques

Ce type de calorifère apporte les mêmes avantages et est soumis aux mêmes restrictions de fonctionnement que les chauffages d’appoint électrique portables développés plus haut. Les différences sont de plusieurs ordres :

  • La puissance délivrée, pouvant atteindre 3 000 Watts ou plus. Sachant qu’à pleine puissance, un tel appareil de 3 000 W réclame, sous 220 volts, plus de 13 ampères et que la majorité des prises de courant à disposition dans les aires de stationnement ou les campings offrent une puissance limitée à 3 ou à 5 ampères (exceptionnellement 10 A), ces équipements ne sont, en pratique, opérationnels qu’à poste fixe spécialement aménagé.
  • Le confort et le rendement thermique, améliorés pour certains convecteurs dit « radians« . Ces appareils adoptent une technologie de fabrication permettant, la propagation des calories par convection de l’air, comme tous les convecteurs (air chaud plus léger s’élevant dans l’atmosphère), mais aussi par radiation. La radiation est la capacité de certains matériaux à transférer des calories par rayonnement électromagnétique (le plus souvent infrarouge). Schématiquement, ce rayonnement émis, chauffe toute surface qu’il impacte. L’exemple de rayonnement thermique connu de tous, est celui du feu de bois d’une cheminée, qui ne chauffe que la surface qu’il éclaire.
  • La qualité architecturale, permettant aux radiateurs et aux convecteurs électriques fixés de s’intégrer harmonieusement, par ses formes et la diversité de ses matériaux, à tous les univers environnementaux.

Les radiateurs et convecteurs électriques fixes sont vendus entre 150 et 600 € suivant leur puissance et leur degré de sophistication, en matière, notamment de régulation.

Les convecteurs à gaz

Les convecteurs à gaz ne sont pas homologués pour équiper les véhicules aménagés VASP. Ils ne peuvent donc pas être employés pour le chauffage des vans. Cela ne préjuge, en aucune façon des qualités thermiques et de la sécurité liée à ces appareils, par ailleurs fort appréciés pour l’aménagement des caravanes et mobil-homes, du fait de leur fonctionnement parfaitement silencieux.

Les chauffages à air pulsé

Les dispositifs de chauffages à air pulsé homologués pour les vans sont de loin, les systèmes les plus répandus. Ils fonctionnent indifféremment en situation nomade sur les réserves d’énergie du bord, et lors des pauses pourvues d’alimentation électrique sur secteur. Ils se divisent en deux catégories principales, caractérisées par la nature du combustible (gaz ou gazole). L’une comme l’autre sont d’une grande souplesse et d’une grande simplicité d’utilisation. Ils sont constitués d’une chaudière centralisée, à brûleur confinée possédant ses propres circuits étanches d’admission d’air et d’échappement des gaz brûlés. Léchée par la flamme à allumage électronique automatique, le brûleur charge en calories l’air ambiant forcé par une ventilation, à circuler autour de sa surface extérieure. Ce flux d’air désormais chaud, est réinjecté dans l’habitacle, au moyen de gaines de distribution plus ou moins bien isolées. Les seuls éléments visibles de l’installation, sont les discrètes bouches de ventilations, à ouverture fixes ou réglables, réparties dans le volume à chauffer.

Architecturalement, ce système est sans défaut. Pour l’installateur, la seule véritable contrainte, consiste à trouver le cheminement le moins invasif possible, pour ces tuyauteries d’un diamètre assez conséquent (de 50 à 80 mm, selon les longueurs). Cette tâche est largement facilitée par la présence de volumes morts (sous le plancher, derrière les placards, etc.). La plupart des installations de chauffage à air pulsé est dotée de thermostats électroniques performants, régulant la température d’ambiance au degré près. Les plus évoluées aspirent une quantité contrôlée d’air neuf à l’extérieur, destiné à renouveler l’air et/ou à réguler l’hygrométrie de l’habitacle. Pour un meilleur confort acoustique, enfin, un asservissement automatique de la vitesse de ventilation, permet d’assurer un service optimal avec un minimum de bruit. Dernière précision intéressante, tous les dispositifs de chauffage à air pulsé peuvent recevoir, en option, un système de production d’eau chaude sanitaire (boiler), soit intégré au générateur de chaleur, soit déporté sous forme de ballon à échangeur de chaleur.

Les prix des installations, varie en fonction de la marque, de la puissance nécessaire, de la longueur du circuit de distribution, de la sophistication du régulateur électronique de température et d’hygrométrie et du comburant choisi. Fourchette moyenne de prix : entre 1 500 et 4 500 € TTC, installation comprise.

Spécificités, avantages et inconvénients des chauffages à air pulsé au gazole

Le principal intérêt du chauffage au gazole, réside dans le fait que la plupart des installations est alimentées en comburant pompé directement dans le réservoir à carburant du véhicule. Plus besoin de se soucier de trouver la réserve d’énergie pour le chauffage et large autonomie assurée ! Si pour une raison quelconque, vous jugez cette solution préférable, il est cependant possible de prévoir un réservoir dédié, dont le plein peut être effectué, comme le réservoir principal, dans toutes les stations-services. Autre avantage exclusif, cette formule permet, en toute sécurité et en toute légalité, d’utiliser le chauffage en roulant. Cela autorise un préchauffage, quelques kilomètres avant l’étape, pour éviter l’inconfort généré par la montée en température du chauffage de cellule.

C’est un atout non-négligeable lors de longs trajets sous les climats très rudes, car le chauffage du véhicule a souvent tendance à concentrer son efficacité sur les seules zones de places assises. Le très faible encombrement, enfin, du générateur de chaleur permet son installation dans un placard exiguë, voire, pour certains modèles sous le châssis. Logiquement, le chauffage au gazole comporte aussi quelques inconvénients : l’allumage de la flamme et la pompe à gazole produisent un peu plus de bruit que les systèmes électriques ou au gaz. Ces installations imposent une faible consommation d’électricité pour alimenter l’éventuelle bougie de préchauffage, l’allumage de la flamme et animer la ventilation forcée. Cette énergie est pompée sur les réserves des batteries de service, qu’il faut donc dimensionner en conséquence.

Spécificités, avantages et inconvénients des chauffages à air pulsé au gaz

Les chauffages à air pulsé au gaz équipent un grand nombre de grands vans. Au-delà d’un excellent bilan thermique, il utilise la plus « propre »  des énergies fossiles. En pratique, le butane est écarté des installations de ces installations du fait de sa gélivité. Seul le propane ou le carburant de moteurs thermiques GPL, sont compatibles avec ces chauffages. Attention, toutefois, si vous utilisez du GPL, il est impératif d’intercaler un filtre sérieux entre le réservoir et les appareils. En effet, le GPL stagne quelquefois longtemps dans des cuves plus ou moins propres et transporte souvent des résidus gras. Ces impuretés ont la fâcheuse tendance à rapidement boucher les gicleurs. Cette solution a pourtant bien des attraits et deux énormes avantages : elle contourne la plupart des inconvénients liés au gaz et allège de façon drastique le coût d’exploitation du chauffage (±2,75 €, en moyenne le kilo de propane, contre seulement ±1,75 € pour le kilo de GPL en septembre 2022). Seul inconvénient, le GPL est inconnu dans nombre de pays exotiques et rare en dehors de la Communauté européenne.

Dans leur principe, les circuits de brûleur et de distribution d’air chaud sont du même type que ceux développés plus haut pour le gazole. Les seules différences sont donc étroitement liées au seul comburant. Pour les avantages : fonctionnement peu bruyant ; moins de déchets de combustion toxiques ou à effet de serre sont rejetés dans l’atmosphère ; les bombonnes de gaz sont disponibles dans de nombreux points de vente et les recharges de GPL dans un grand nombre de stations. Pour les inconvénients : la consommation élevée nécessitant un remplacement fréquent des bouteilles ; équipement mal adapté aux vans compacts du fait de l’encombrement et des lourdes contraintes liés au caisson de stockage des bouteilles (généralement 2 de 13 kg, pour avoir une autonomie raisonnable) ; le générateur et les circuits de distribution de comburant doivent être installés par un professionnel agréé pour obtenir facilement l’homologation VASP ; le gaz a souvent mauvaise réputation ou fait peur.

Les chauffages à circulation d’eau

On trouve sur le marché, des mini-chaudières homologuées pour équiper les véhicules de loisir de chauffage par circuit d’un liquide calorifère, à l’image du chauffage central d’une maison. Cette idée peut être pratique, lorsque notamment la place manque pour faire cheminer les tuyauteries de distribution d’air pulsé. De simples tuyaux de faible diamètre sont suffisants pour établir la liaison entre le générateur de chaleur (très compact) et les radiateurs ou convecteurs à eau, disposés dans l’habitacle. Autres avantages de ce type de chauffage : aucun bruit de ventilation n’est perceptible ; possibilité de connecter les radiateurs ou aérothermes sur le circuit de refroidissement du moteur ; existe en version essence, pompée directement dans le réservoir du véhicule.

Seul inconvénient, son prix : comptez entre 2 500 et 5 000 € TTC, installation comprise.

Les poêles à bois

Placer un poêle à bois dans un van peut paraître singulier. Pourtant, à y bien réfléchir, la solution a de quoi séduire et est très en vogue dans d’autres pays. Il y a cependant de nombreux freins à sa réalisation. En premier lieu, aucun calorifère de ce type ne possède d’homologation VASP pour cet usage en France. Il faut donc prendre contact avec la DREAL de votre lieu de vie, pour connaître la marche à suivre et la faisabilité. L’épreuve s’annonce pénible, longue et incertaine. L’autre difficulté prévisible, consiste à faire admettre ce moyen de chauffage à une assurance de véhicule. Il faut, enfin libérer un espace suffisamment grand pour permettre l’installation du poêle en toute sécurité, réserver un volume de stockage pour le combustible et accepter de percer une cheminée de grand diamètre, dans le toit du van, ce qui est carrément impossible en présence d’un lit de pavillon ou d’un toit relevable. Sachez cependant, que quelques entreprises commercialisent des appareils spécifiquement étudiés pour un usage nomade.

Pour cette originalité, comptez un prix de départ supérieur à 700 €, sans compter l’installation.

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